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Eau

Eau : nouvelles restrictions en Côte-d’Or applicables dès le 9 septembre

Nouvelles mesures de restriction de l’eau, applicables en Côte-d’Or à compter du 9 septembre

Communiqué de la Préfecture de Côte d’Or : la sécheresse s’accentue significativement dans le département

Depuis le début de l’été, notre département fait face à un épisode de sécheresse très marquée. Dès le 27 juin, cette situation a amené les services de l’État à prendre des mesures de restriction d’usage de l’eau. Elles ont déjà été renforcées à cinq reprises durant la période estivale.

En dépit de quelques orages, la situation se dégrade et reste toujours très préoccupante pour les cours d’eau du département dont certains n’ont plus aucun écoulement.

Dans ce contexte, les services de l’État ont réuni, le 5 septembre 2019, la cellule départementale de veille pour la sécheresse, composée notamment de représentants des collectivités, de la profession agricole, de la fédération de pêche et des commissions locales de l’eau.

Le suivi hydrologique, réalisé en continu par les services de l’État, a mis en évidence une aggravation de la situation qui confirme le franchissement des seuils d’alerte sur l’ensemble des 18 bassins versants du département dont 4 bassins en alerte renforcée et 13 bassins en situation de crise. Ainsi, les bassins de la Saône, de la Dheune et de la Laigne sont désormais en crise.

La situation est la suivante :

  • seuil d’alerte : Ouche amont
  • seuil d’alerte renforcée : Tille amont, Bèze-Albane, Vingeanne
  • seuil de crise : Saône, Biètre, Cent Fonts, Vouge, Arroux-Lacanche, Seine, Ource-Aube, Armançon-Brenne, Serein-Romanée, Ouche aval, Bouzaise, Laignes, Dheune.

Au vu de cette situation, le Préfet a signé un arrêté préfectoral de constat de franchissement de seuils applicable à partir du 9 septembre 2019.

La très grande sécheresse des sols rend le risque d’incendie de plus en plus fort. C’est pourquoi le préfet appelle à une très grande vigilance pour que chacun soit attentif à ne pas créer des conditions favorables à un déclenchement d’incendie de forêt. A noter qu’il est interdit à toute personne autre que le propriétaire ou ses ayants-droits de porter ou d’allumer du feu à l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, plantations forestières, reboisements, landes et maquis, y compris sur les voies de circulation qui les traversent. L’interdiction d’allumer des feux à moins de 200 m des bois forêts et plantations ne s’étendant pas aux habitations, à leurs dépendances, ni aux aires de feux spécialement aménagées. Tous ces éléments sont disponibles sur le site www.cote-dor.gouv.fr, rubrique politiques publiques sécurité civile.

Professionnels et collectivités locales

Sur ces bassins (en jaune, orange ou rouge sur la carte), des mesures de restriction d’usage pour les activités agricoles, industrielles ou les golfs sont donc mises en place et renforcées dans les bassins en alerte renforcée et en crise. L’irrigation agricole est interdite aux heures les plus chaudes de la journée mais reste possible de 17h à 12h en semaine sauf pour les secteurs en crise (en rouge sur la carte).

Mesures applicables aux professionnels et aux collectivités locales

Certaines activités économiques nécessitent cependant un apport d’eau régulier et les professionnels concernés peuvent être autorisés, sous conditions, à arroser certains types de culture. C’est le cas notamment des cultures les plus sensibles au stress hydrique (comme le maraîchage) ou bien de certaines cultures pouvant bénéficier d’autorisation au cas par cas et sous conditions (comme les pommes de terre ou les oignons).

Particuliers, associations et collectivités

Les mesures de restrictions générales déjà en vigueur qui intéressent principalement les particuliers et les collectivités sont maintenues en place sur l’ensemble du département. Elles ont pour objectif essentiel de garantir l’alimentation en eau potable des populations et de préserver le débit des cours d’eau.

Ces mesures de restriction doivent également appeler l’attention de chaque usager, y compris les plus faibles consommateurs, sur la rareté de l’eau et inciter les plus importants à s’engager dans des démarches d’économie.

Ces mesures sont susceptibles d’évoluer en cas d’aggravation de la sécheresse.