UFC-Que Choisir de Côte d'Or

Consommation Responsable

Hausse du prix du gaz, du tabac… tout ce qui change au 1er mars 2021

Nette hausse des tarifs du gaz

Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie vont augmenter de 5,7 % en moyenne, sous l’effet cumulé d’une hausse des cours causée par une vague de froid cet hiver en Asie et d’un recours accru aux stocks européens en janvier, a annoncé le régulateur. Dans le détail, les foyers verront leurs factures augmenter de 1,5 % pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 3,4 % pour ceux qui en ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 5,9 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.

C’est une hausse importante ce mois-ci. Mais depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés ont baissé en tout de 9,2 %, et leur niveau reste inférieur à celui de 2015, selon la Commission de régulation de l’énergie.

Evolution des prix du tabac

Certains paquets de cigarette vont devenir plus chers. Selon les marques, une vingtaine de paquets de cigarettes augmenteront de 10 centimes. A contrario, pour d’autres fumeurs, la facture sera légèrement allégée. Certains paquets de 20 cigarettes – ceux de Gauloises – baisseront, eux, de 10 centimes. Actuellement vendus 10 euros, ils passeront à partir du 1er mars à 9,90 euros.

Nouvelle étiquette-énergie plus lisible

Afin de mieux vous guider vers les biens économes en énergie, une nouvelle version de l’étiquette-énergie européenne va faire son apparition sur les produits d’électroménagers. Les notes de A à G remplaceront les actuels affichages qui allaient de A +++ à D.

Quatre catégories d’équipements sont concernées : les réfrigérateurs/congélateurs/caves à vin, les lave-linge, les lave-vaisselle et les téléviseurs/écrans. Outre l’échelle de notation, cette nouvelle version s’accompagnera d’un QR code permettant d’accéder à des informations techniques complémentaires, à caractère non commercial, fournies par les fabricants.

Les commerçants ont jusqu’au 18 mars pour étiqueter ces catégories dans leurs magasins physiques et en ligne.

Prolongement du « Coup de pouce vélo »

Bonne nouvelle pour les cyclistes puisque le dispositif « Coup de pouce vélo », lancé par le ministère de la Transition écologique pour encourager l’usage du vélo comme mode de déplacement, est prolongé jusqu’au 31 mars.

Pour rappel, il s’agit d’une prime pouvant aller jusqu’à 50 euros par unité, « directement appliquée sur votre facture pour toutes les prestations qui concernent la remise en état de votre vélo », ainsi que des conseils pour une remise en selle, précise le gouvernement.

Par défaut, plus aucun couvert et sauce dans les repas livrés

Si vous commandez un casse-croûte en livraison auprès des plateformes telles qu’Uber Eats ou Deliveroo, elles ne vous fourniront pas systématiquement les couverts et les sauces. Il faudra donc signifier lors de votre commande si vous en voulez. Douze expérimentations pour réemployer les contenants, avec notamment des dispositifs de consignes, sont aussi lancées dès ce lundi.

Ce changement s’inscrit dans un engagement, pris par 19 acteurs de la livraison de repas en France, à réduire de 50 % leurs emballages à usage unique. L’objectif est d’atteindre 50 % des emballages livrés sans plastique à usage unique d’ici au 1er janvier 2022, puis 70 % au 1er janvier 2023. Cette charte fixe également un objectif de 100 % d’emballages recyclables au 1er janvier 2022.

Aménagement du chômage partiel

Alors qu’un durcissement du dispositif de chômage partiel avait été évoqué, les conditions actuelles d’indemnisation du chômage partiel sont finalement maintenues jusqu’à fin mars, en raison de la crise sanitaire et économique liée au Covid-19. Pour les secteurs les plus durement frappés par la crise (tourisme, culture, sport, loisirs, hôtellerie-restauration), la prise en charge par l’Etat reste à 100 %.

Pour les autres entreprises, le dispositif demeure le même : une indemnisation à hauteur de 70 % du salaire brut (84 % net) avec un reste à charge de 15 % pour les entreprises. Ce reste à charge devait passer à 40 % en mars. Ces taux sont susceptibles de changer en avril « si l’évolution de la situation sanitaire le permet », a indiqué le gouvernement.